Biographie de Marguerite Duras

Marguerite Duras, née le 4 avril 1914 en Indochine française et décédée le 3 mars 1996 à Paris, est une auteure française majeure et cependant controversée du 20e siècle aux multiples talents : écrivaine, dramaturge, scénariste et réalisatrice.

Marquée par son enfance en Indochine, son œuvre en sera profondément influencée.

Marguerite Duras quitte l’Indochine en 1931 afin de poursuivre des études en France où elle obtiendra un diplôme en sciences politiques.

En 1939, elle se marie à Robert Antelme (poète et résistant français), ils ont l’habitude de réunir chez eux dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris un cercle littéraire nommé  » le groupe de la rue Saint-Benoît  » et en 1943, elle publie son premier roman  » Les impudents « .

Membre actif de la résistance, intellectuelle engagée, elle s’inscrit en 1944 au Parti Communiste Français et publie la même année son deuxième roman  » Une vie tranquille « .

Elle divorce en 1947 pour vivre avec son amant Dionys Mascolo (écrivain et résistant lui aussi) avec qui elle aura un fils.

Son franc-parler lui vaudra d’être exclue du P.C.F. en 1950, elle s’en défendra par la suite et revendiquera tout de même son appartenance au communisme.

C’est en 1950 que paraît son roman  » Un barrage contre le Pacifique  » qui la révèle et sera adapté au cinéma par René Clément en 1956.

Marguerite Duras renouvelle le genre romanesque avec une déconstruction et une expérimentation inédite de l’écriture et bouscule les conventions théâtrales et cinématographiques avec audace.

En 1958, elle écrit le scénario de  » Hiroshima mon amour  » réalisé par Alain Resnais.

Et elle rencontre le succès théâtral avec sa pièce  » Des journées entières dans les arbres  » en 1965.

Insatisfaite des adaptations faites de ses romans, elle devient réalisatrice dès 1966 et signe des films s’inscrivant dans une démarche expérimentale.

Militante en 1960 contre la guerre d’Algérie, aux côtés des étudiants contestataires en 1968, elle s’investira en 1971 pour l’abolition de la loi contre l’avortement.

Elle a une vie affective et sociale mouvementée, son intransigeance et parfois même son extravagance déclenchent des polémiques et des inimitiés, peu à peu elle sombre dans l’alcoolisme.

Elle s’oppose souvent à d’autres écrivains et penseurs incontournables de son époque tels que Jean-Paul Sartre ou Roland Barthes et a des prises de position sévères qui lui vaudront en retour d’être critiquée voire dénigrée.

Malgré tout, elle est consacrée en 1984 et obtient le prix Goncourt pour son roman  » L’amant « , autofiction sur son adolescence en Indochine.

Marguerite Duras est publiée dans la prestigieuse Bibliothèque de la Pléiade depuis 2011 et a inspiré de nombreux écrivains actuels.

 

Principaux romans et récits de Marguerite Duras :

  • Les impudents, 1943.
  • La vie tranquille, 1944.
  • Un barrage contre le Pacifique, 1950.
  • Le marin de Gibraltar, 1952.
  • Les petits chevaux de Tarquinia, 1953.
  • Des journées entières dans les arbres, 1954.
  • Le square, 1955.
  • Moderato cantabile, 1958.
  • Dix heures et demie du soir en été, 1960.
  • Le ravissement de Lol V. Stein, 1964.
  • Le vice-consul, 1966.
  • L’amante anglaise, 1967.
  • Détruire, dit-elle, 1969.
  • Abahn Sabana David, 1970.
  • L’amour, 1972.
  • Vera Baxter ou les plages de l’Atlantique, 1980.
  • L’homme atlantique, 1982.
  • L’amant, 1984.
  • La douleur, 1985.
  • Les yeux bleus, cheveux noirs, 1986.
  • La pute de la côte normande, 1986.
  • Emily L., 1987.
  • L’amant de la Chine du Nord, 1991.
  • Yann Andréa Steiner, 1992.

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